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Raphaël Zacharie de Izarra [e-mail] [site] |
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Lorsque je veux pénétrer chez Bray, j'utilise sa propre faiblesse psychologique. J'adopte le principe des arts martiaux asiatiques : j'emploie la force (ici, la faiblesse) de l'adversaire pour la retourner contre lui.
Ou alors j'emploie la ruse, la psychologie alliée à l'esprit logique. Je me mets également dans la peau de celui chez qui je veux pénétrer et agis en conséquence, par rapport à sa personnalité. J'imagine alors ce que je ferais si j'étais à sa place, dans sa peau. Cette méthode (utilisée en dernier recours) est plus intuitive, plus aléatoire, mais avec un peu de patience, ça peut marcher. Une fois sur cinq, après avoir épuisé les moyens plus raisonnés.
Mais jamais la technique pure n'intervient, jamais. Je n'y connais réellement rien. Je vous le jure, croyez-moi.
Pour vous donner un exemple, puisque j'avais publiquement révélé ce petit secret l'année dernière, la première fois que je suis entré dans les comptes mails Yahoo de BRAY, j'avais utilisé... le simple bon sens.
En effet, sur Yahoo c'était sa date de naissance qui m'avait ouvert le sésame. A la seconde question formant le SAS virtuel avant l'ouverture définitive du compte, la réponse à la question était dans les propres écrits de BRAY... Il suffisait de lire ce que l'âne avait pondu.
Un jeu d'enfant.
Je n'utilise absolument aucune technique, juste des renseignements empiriques, intuitifs, lus (ou devinés par simple déduction). Les coffres-fort virtuels s'ouvrent sur des codes fabriqués par l'esprit humain. Donc, en amont, ce sont des renseignements assez simples qui permettent d'accéder au code, pas à pas, voire à tâtons. Vous n'ignorez pas que les mots de passe laissent souvent dans leur sillage des petites portes virtuelles beaucoup moins imposantes que la porte principale... Closes certes, mais des petites portes quand même, plus aisées à déverrouiller. Et rien qu'une porte qui en annonce une autre, même fermée, c'est déjà un renseignement sur la porte suivante, ne serait qu'à propos de la direction vers laquelle le prétendant à la sécurité informatique a fuit pour aller se terrer. Et ainsi de suite, de petite porte en petite porte on arrive à la grande porte, très affaiblie. J'arrive ainsi jusqu'à la grande porte avec un trousseau de dizaines ou de centaines de clefs. La bonne clé étant quelque part dans mon trousseau, l'ouverture finale n'est ensuite plus qu'une question de temps.
Un claustré ou un fuyard qui ferme une porte derrière lui, c'est pauvre de renseignements mais quand même suffisant pour donner un début de piste, comme la première boulette de mie de pain semée par le Petit Poucet. A la différence que celui qui ferme une porte derrière lui n'a pas conscience de toutes les empreintes psychologiques qu'il laisse dans son sillage... C'est un petit papier déchiré jeté par terre, mais c'est déjà une parcelle de renseignement. Moi peu à peu je reconstitue les mots sur les bouts de papier que je ramasse et recolle au fur et à mesure de mon ascension vers le compte. La manière dont la première porte a été fermée renseigne sur la psychologie de l'auteur. Par exemple, il faut répondre à une question "compliquée" sur certains comptes, question émanant non pas des concepteurs du compte (des questions toutes faites proposées par le serveur), mais de celui qui prétend se protéger des intrusions... L'esprit humain étant ce qu'il est, de grandes lignes assez basiques, quelques-unes, s'offrent au curieux qui souhaite jouer les chasseurs de comptes... Un peu d'astuce, de patience, de bon sens suffisent pour percer la plupart des comptes. Parfois, cela m'est déjà arrivé, la chance intervient. Alors là c'est Byzance !
Bref, quelle joie de voir au moment où s'ouvre le sésame ! C'est un plaisir d'esthète que cet instant-là.
Souvent lorsque je suis au bout du chemin informatique, parfois après plusieurs jours d'âpres recherches sur Internet et d'intenses réflexions, encore incertain de mes "calculs" et déductions, je tape sur mon clavier les derniers éléments sensés me donner accès au trésor... Quelques secondes avant l'instant de vérité, je frémis toujours devant mon écran... Des heures, des jours de travail vont enfin être récompensés. Ou s'anéantir.
Fébrile, je tape le code...
Et alors, lorsque s'ouvre le compte tant convoité, c'est comme si j'avais allumé un soleil sur mon écran. C'est à chaque fois une victoire de l'intelligence izarrienne sur les coffres-forts informatiques.
Ce qui m'arrive une fois sur trois.
Raphaël Zacharie de Izarra
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Thursday, October 12th 2006 - 10:33:46 PM |
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